Magazine Savoir FCSQ - Fédération des commissions scolaires du Québec

Mars 2016

Santé et bien-être psychologique

Maintenir le cap en période de turbulence

photoGhislaine_Labelle_2014Le contexte actuel de turbulence qui sévit dans le monde de l’éducation, comme ailleurs, est propice à engendrer un niveau de stress plus élevé chez les individus. Sous l’effet de ces transformations, le capital de santé risque d’être affecté et il est primordial que chaque personne accorde une attention particulière à sa santé physique et à son bien-être psychologique. Voici comment investir dans son capital-santé pour minimiser les risques de déséquilibre et d’épuisement professionnel.

Imaginons un moment que votre capital-santé est un réservoir ou un seau rempli d’énergie, d’équilibre, de ressources, de sentiments positifs, de maîtrise et de contrôle de soi, de bonheur… Imaginez que toutes ces belles ressources s’épuisent, que votre réservoir se vide. Que se passe-t-il ? Vous broyez du noir, vous n’arrivez plus à dormir, vous anticipez chaque changement comme une montagne et vous éprouvez de la difficulté à vous concentrer et à prendre des décisions. En ne prenant pas soin de faire le plein de votre réservoir au quotidien, vous agissez comme un rival de votre bien-être psychologique. Vous amputez votre capacité de résilience. Après une certaine exposition constante au stress, selon la capacité de résilience propre à chacun, les ressources de votre réservoir disparaissent et vous éprouverez un sentiment de vide. Vous avez déjà vécu cette situation ? Si c’est le cas, vous savez combien il est important de gérer son capital énergétique afin d’éviter d’abîmer sa santé.

Il y a plusieurs façons de prendre soin de soi. Que ce soit en faisant de l’exercice, en s’accordant des moments de repos, en adoptant de bonnes habitudes alimentaires ou en maintenant un bon réseau social. Adopter de saines habitudes et attitudes contribue à remplir son réservoir. La liste pourrait s’allonger ici, selon vos préférences et des effets que ces activités ont sur vous. Trop souvent, on ne tient compte que de certains aspects de notre santé. Or, pour préserver notre santé globale, il faut viser l’équilibre de nos quatre entités : la tête, le cœur, le corps et la spiritualité. Tout est question d’équilibre et de dosage. En visant un équilibre complet, vous ressentirez un plus grand sentiment de bien-être et de plénitude.

Tête : de nombreuses études ont démontré la puissance de nos pensées sur notre bien-être physique et émotionnel. Prêtez une attention particulière aux croyances et aux pensées que vous entretenez. Votre attitude peut faire toute la différence. Changez vos pensées négatives en pensées positives. Vous améliorerez votre santé globale et également vos relations avec votre environnement social. Si votre petite voix vous dit :

  • « Je ne serai pas capable de réussir ce projet » (pensée défaitiste) ou
  • « Tes collègues de travail sont bien meilleurs que toi » (jugement négatif).

Changez ces pensées par des croyances plus positives :

  • « Je dispose des ressources nécessaires pour réussir ce projet »,
  • « Je bénéficie de l’aide de mes collègues pour améliorer mes compétences »…

Quelle est la croyance négative qui vous nuit le plus ? Comment pourriez-vous la changer en une croyance positive ? Si vous ne parvenez pas à répondre à ces questions, demandez l’aide d’une personne qui vous connaît bien et en qui vous avez confiance.

Cœur : nourrissez vos passions. Le travail ne peut pas être votre seule passion. Si c’est le cas, vous serez dans une position de vulnérabilité si vous devez subir des changements dans votre vie professionnelle. Notre cœur se nourrit également de relations positives et saines basées sur la gratitude, la reconnaissance, le soutien et l’affection. Êtes-vous entouré de personnes positives ? Avez-vous un bon réseau d’amis ? Prenez-vous le temps d’exprimer votre appréciation à ceux et à celles qui vous entourent ? Avez-vous l’habitude de remercier ou de témoigner votre reconnaissance aux autres ? Lorsque l’on fait face à des périodes difficiles,
ces gestes procurent un effet apaisant.

Corps : « Un esprit sain dans un corps sain ». Les deux vont de pair. Quand on est malade ou qu’on éprouve des troubles physiques, le moral décline bien souvent. Pour que votre mental soit à la hauteur, il faut que votre machine soit à toute épreuve. On amène bien notre véhicule automobile pour des entretiens. Pourquoi est-il difficile de consacrer du temps à l’entretien de notre machine, notre corps physique ? Bougez, faites du sport, adoptez une bonne alimentation et de saines habitudes de vie en y incluant des moments de détente et vous musclerez ainsi votre tonus physique et mental ! Vous serez alors mieux équipé pour faire face aux événements stressants de votre vie. 

Spiritualité : être connecté à soi, à son cœur nourrit notre entité spirituelle. Certaines personnes n’habitent que leur tête et sont très peu en contact avec le reste de leur corps. Elles se coupent de leur centre d’énergie. Si c’est votre cas, pratiquez la respiration profonde à tous les jours. Cela vous rapprochera de vos valeurs profondes et de vos besoins. Quand « on est connecté », on développe un centre de contrôle interne plus grand et donc un sentiment de maîtrise plus grand. Vous découvrirez de grands bénéfices à gérer votre vie de ce centre de contrôle : plus d’aisance dans la prise de décision, plus de cohérence entre vos actions et vos pensées et un plus grand sentiment d’harmonie. Vous êtes déjà vendu au concept ?  Ajoutez des séances de méditation, de relaxation, de yoga ou d’autres techniques de pleine conscience et vous aurez un accès direct à votre capital énergétique !

Conclusion

Être un allié de son bien-être psychologique, c’est faire les bons choix pour soi en acquérant de saines habitudes de vie et d’hygiène psychologique. C’est également savoir gérer ses priorités au quotidien. En période de surcharge ou de déséquilibre, faire le plein de son réservoir au quotidien est une façon consciente et intelligente d’investir dans son capital-santé. Donnez-vous la permission d’agir, car cette responsabilité incombe à chacun d’entre nous et ne peut être reléguée à plus tard ou aux personnes de votre entourage. Sinon, vous risquez d’en payer le prix de votre santé.

NOTE : l’auteure offre un atelier de formation s’adressant aux gestionnaires et aux employés sur le sujet. Pour plus d’information sur la formation : www.fcsq.qc.ca, section Formation et accompagnement.