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Savoir Automne 2018 - Prix d'excellence de la FCSQ 2017-2018

Entrevue avec le président des Prix d’excellence 2017-2018, M. Paul Raymond

| Par Caroline Lemieux, directrice des communications et des affaires publiques à la FCSQ

M. Paul Raymond, président et chef de la direction d’Alithya et président d’honneur du concours des Prix d’excellence de la FCSQ

C’est d’abord parce qu’il a été inspiré par ses parents que Paul Raymond, président et chef de la direction d’Alithya, a accepté la présidence d’honneur du concours des Prix d’excellence 2017-2018. M. Raymond explique que ceux-ci sont retournés aux études à l’âge adulte afin d’améliorer leurs perspectives d’emploi respectives, et que cet exemple de persévérance scolaire l’a motivé à vouloir contribuer à encourager les jeunes à persévérer.

Le thème du concours, L’école publique à l’ère du numérique, a tout de suite convaincu M. Raymond que c’était une opportunité à saisir puisque depuis quelques années, il s’affaire à intéresser davantage les jeunes aux métiers numériques. « Une des choses qui m’a frappé à mon retour au Canada en 2011, après un séjour aux États-Unis, est l’opportunité que nous avons au Québec en tant que société au niveau de l’ère numérique et la pénurie de main-d’oeuvre dans ce domaine. (…) J’ai découvert que le pourcentage de jeunes qui choisissent une carrière dans le numérique est le même qu’il y a 15 ans. Je me suis donc demandé comment avoir un impact et la réponse est la sensibilisation des jeunes. »

Malgré le dévoilement de la stratégie numérique par le gouvernement, M. Raymond considère que la société québécoise a un défi de taille, car les jeunes sont d’abord et avant tout des utilisateurs de technologie numérique, tels les jeux vidéo, et s’attendent à avoir les mêmes outils à l’école. Mais selon lui, les élèves doivent passer du statut d’utilisateur à celui de créateur. « Tous les emplois dans 5 à 10 ans vont avoir un contexte numérique. J’aimerais que nos jeunes soient plus que des utilisateurs, mais qu’ils deviennent des créateurs.

Que ce soit travailler pour une banque, un manufacturier, dans l’aérospatial, même en éducation, on va devoir être plus imaginatif et créatif dans la façon de livrer nos services. » Quoi qu’il en soit, la cinquantaine de projets qu’il a eu à analyser comme président du concours a été une révélation. L’homme d’affaires avoue avoir été surpris de constater l’existence de nombreuses initiatives dans les écoles publiques du Québec en matière de numérique. Son expérience comme président du concours a non seulement modifié sa perception de l’école publique, mais l’amènera également à adopter un nouveau discours. « J’ai fait beaucoup de démarches auprès du gouvernement durant la dernière année afin de demander une mise à jour de notre système d’éducation dans le contexte de l’ère numérique et on me répondait souvent que ce n’était pas possible, ou trop long, alors qu’il y a des initiatives qui se passent en ce moment. Alors la prochaine fois qu’on me dira que ça ne se fait pas, je vais pouvoir répondre d’aller voir ce qui se passe dans la commission scolaire xyz. (…) Ces initiatives ont un impact mesurable sur la persévérance scolaire et il faut trouver un moyen de les répéter. » À l’avenir, Paul Raymond se fera donc un devoir et un plaisir de promouvoir les projets innovants dont il a pu prendre connaissance à travers les Prix d’excellence.

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