Magazine Savoir FCSQ - Fédération des commissions scolaires du Québec

Été 2017

L'atelier La parole aux élèves

Une riche contribution des élèves à la réflexion collective sur l’école de demain

Annie Jomphe, conseillère à la formation et en développement organisationnel à la FCSQ

Dans le cadre de son 49e congrès, la FCSQ a réuni une quarantaine d’élèves du primaire, du secondaire, de la formation professionnelle et de l’éducation des adultes pour imaginer l’école de demain. Animé par Stéphane Lévesque, du Réseau Écoles-Médias du Québec, cet atelier regroupait des élèves provenant des commissions scolaires de la Seigneurie-des-Mille-Îles, de Laval, de la Pointe-de-l’Île, et de la Riveraine.

La participation de deux jeunes commissaires, Mohamed Ba, de la Commission scolaire de Laval, et Émilie Caron, de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, ainsi que de quelques parents, enseignants et professionnels des commissions scolaires a grandement facilité les discussions qui s’y sont tenues.

Pour nous parler de leur vision de l’école de demain, les élèves ont réfléchi sur différents thèmes : l’environnement physique, soit l’aménagement de la cour d’école, de la classe et des autres locaux, l’environnement matériel, soit scolaire informatique ou numérique, les équipements, et les aliments offerts.

Une participante à l’atelier La parole aux élèves qui s’est tenu lors du congrès 2017 de la FCSQ

Ils ont aussi abordé les apprentissages et les activités parascolaires qui s’y déroulent, de même que les matières enseignées, les apprentissages essentiels, l’enseignant idéal, l’horaire, la participation des élèves aux activités, la préparation au marché du travail et les transitions.

Enfin, ils se sont attardés au climat scolaire attendu dans l’école idéale, soit le type de communications et de relations entre les élèves et avec le personnel de l’école, les valeurs promues, les règlements du code de vie, l’implication des parents et de la communauté, etc.

Stéphane Lévesque, président-directeur général de Réseau Écoles-Médias du Québec

Bien préparés à participer à cet exercice, les élèves ont émis plusieurs idées révélatrices des valeurs auxquelles ils accordent le plus d’importance et des aspects de la vie qu’ils privilégient. Ainsi, l’environnement est un thème qui les fait rêver. Ils souhaitent une école plus écologique, qui met en valeur le recyclage et comporte des espaces verts cultivables; une école lumineuse, bien aérée et bien entretenue. Ils accordent également de l’importance à leur alimentation. Ils souhaitent d’ailleurs des repas santé, bien équilibrés et variés qu’ils peuvent partager avec leurs amis dans une grande cafétéria équipée de tables rondes plutôt que rectangulaires, pour faciliter les échanges entre eux.

Leur école idéale met également l’accent sur le respect. Le respect entre les élèves et avec les membres du personnel, bien sûr, mais aussi du matériel, de l’environnement et du code de vie de l’école. La tolérance, l’acceptation de l’autre, le vivre ensemble, les bonnes manières, la non-violence, l’entraide et l’équité entre les élèves sont aussi des valeurs qu’ils chérissent.

Crédits-photos : Stéphane Lévesque du Réseau écoles-médias

L’implication des élèves est également de mise dans l’école de leur rêve. Ainsi, on solliciterait leur avis et leur participation pour l’élaboration du code de vie et des règlements de l’école, pour le choix des activités parascolaires et des menus de la cafétéria, pour l’entretien des espaces verts et cultivables de la cour d’école et pour les nouveaux projets à mettre en place.

Pour eux, l’enseignant idéal aime son travail. Il sait s’adapter à ses élèves et à leurs façons d’apprendre, est à l’écoute de leurs besoins et crée des liens avec eux. Il connaît et explique bien sa matière, a de l’humour et l’esprit ouvert. Enfin, l’enseignant idéal utilise les outils numériques.

Évidemment, la technologie occupe une grande place dans le discours des élèves. À leurs yeux, les outils numériques sont essentiels et représentent l’avenir. Ils souhaitent donc du matériel et des équipements « up-to-date » et accessibles à tous. Adieu tableaux noirs ou verts et cahiers d’exercices traditionnels ! Les TBI, iPad, ordinateurs portables et sites d’apprentissage en ligne sont de mises dans l’école de demain !

Selon les intérêts de chacun des élèves, les matières scolaires actuellement au programme sont toutes considérées comme incontournables. Plusieurs souhaitent le retour de l’économie familiale et de l’éducation aux choix de carrière, ainsi que l’ajout au programme de cours de programmation, de secourisme, de politique, de philosophie et d’éducation à la sexualité. Les élèves veulent aussi que leurs apprentissages soient pratiques, qu’on leur enseigne les bonnes manières et les « choses de la vie » comme payer des factures, bien utiliser sa carte de crédit, faire son budget, etc.

Sur le plan des activités parascolaires, l’activité physique et les arts occupent une place de choix dans leur école idéale. Les élèves insistent sur leur importance, car elles contribuent à améliorer leur santé physique et mentale, à développer leurs talents et à leur donner un sentiment d’appartenance à l’école. Ils aimeraient également qu’elles soient l’occasion de développer davantage de liens et de complicité avec leurs enseignants.

Les élèves ont proposé plusieurs idées originales dans le cadre de leurs échanges. La mise sur pied d’une coop permettant de réutiliser le matériel (livres et crayons usagés) et d’obtenir du matériel à coût modique, ainsi que la création de jardins produisant des fruits et légumes pour approvisionner la cafétéria de produits frais et bios en sont quelques exemples.

La synthèse de cet atelier, incluant l’ensemble des propositions formulées par les élèves, peut être consultée sur le site Internet de la FCSQ.

Bravo à cette belle jeunesse pour leur apport à cette réflexion collective sur l’école de demain ! Leurs propos sauront assurément inspirer les décideurs dans leurs actions et décisions futures. •

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