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Décembre 2016 - Dossier spécial sur la culture à l'école

L’éducation ailleurs dans le monde

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Finlande

UNE ÉCOLE RÉINVENTÉE

En 2012, l’école Saunalahti a subi d’importantes transformations. Située dans la ville finlandaise d’Espoo, l’architecture de l’école a été complètement réinventée. L’école est passée d’une structure typique à un bâtiment de 10 500 mètres carrés aux allures de musée d’art moderne, conçu avec des matériaux écologiques, où l’ambiance est confortable et chaleureuse et où les locaux sont exposés au maximum à la lumière naturelle. Les briques de dimensions variées qui recouvrent l’extérieur du bâtiment ont été placées en désordre pour que les enfants les touchent. Des couleurs brillantes recouvrent les murs des zones communes et sont différentes afin de faciliter le repérage.

Dans cette école de près de 750 élèves, de la maternelle à la fin du secondaire, les classes et les chaises conventionnelles font place à des chaises et des tables que les enfants peuvent rouler à leur guise ou à des petits fauteuils équipés d’une table et d’un portable. Le tableau noir fait place à l’ordinateur branché à un réseau commun interne. La cantine prend parfois des allures de salle de concert et le club de loisirs et la garderie voient leur clientèle augmenter.

La transformation de l’école avait comme objectifs d’offrir aux élèves une ambiance détendue lors des cours qui se donnent en ateliers, où les enfants s’assoient où ils veulent et où la communication entre eux est encouragée lors des leçons. Bref, une expérience pédagogique où l’on insiste sur la notion de collaboration.

Résultats : les élèves performent et ont un niveau de stress très bas, voire nul dans ce centre éducatif pour tous les âges.

« Nous pensons que l’architecture peut être porteuse d’inspiration et placer un enfant dans une dynamique positive qui marquera ses années de scolarité et le poussera à ouvrir toujours plus son esprit », affirme ILkka Salminen, concepteur des plans de l’école

Sources : https://sympa-sympa.com/inspiration-education/lecole-du-futur-a-ouvert-ses-portes-en-finlande-11355/ et https://finland.fi/fr/vie-amp-societe/lecole-finlandaise-toujours-mieux/


PISA 2015

LES ÉLÈVES DE SINGAPOUR EN TÊTE DE LISTE

Les élèves de Singapour devancent le reste du monde dans le classement de la dernière enquête PISA de l’OCDE, qui évalue la qualité, l’équité et l’efficacité des systèmes scolaires. Les pays les plus performants sont le Japon, l’Estonie, la Finlande et le Canada.

Près de 540 000 élèves de 15 ans dans 72 pays et économies ont été soumis aux épreuves de sciences, de compréhension de l’écrit, de mathématiques et de résolution collaborative de problèmes de l’enquête PISA 2015 de l’OCDE. L’enquête a principalement porté sur les sciences, les compétences dans ce domaine revêtant une importance grandissante dans l’économie et la société d’aujourd’hui.

Le rapport indique les grandes orientations générales que partagent les pays performants : des attentes élevées pour tous les élèves, une grande attention accordée à la qualité de l’enseignement, l’affectation de ressources aux élèves et aux établissements en difficulté, et la volonté de mettre en œuvre des stratégies cohérentes à long terme.

Le Canada, le Danemark, l’Estonie, Hong-Kong (Chine) et Macao (Chine) atteignent à la fois des normes élevées d’excellence sur un plan général et les objectifs d’équité en ce qui concerne les résultats scolaires.

Source : www.pisa.oecd.org

Pour connaître les résultats du Québec et du Canada : www.cmec.ca


Espagne

UNE GRÈVE DES DEVOIRS… DÉCLENCHÉE PAR LES PARENTS

La principale organisation de parents d’élèves d’Espagne a appelé ses membres à faire « la grève des devoirs », estimant qu’ils gâchent la vie de leurs enfants sans pour autant améliorer leurs résultats. Cette « grève des devoirs » qui s’est tenue tout le mois de novembre a été convoquée par la Confédération espagnole des associations de pères et mères d’élèves (CEAPA), implantée dans 12 000 des quelque 18 000 établissements scolaires publics.

Elle s’explique par la « certitude absolue que les devoirs sont préjudiciables », car ils empêchent le développement complet des enfants, au-delà de l’acquisition de connaissances purement scolaires, a expliqué José Luis Pazos, président de la CEAPA.

Source : Agence France-Presse

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