Magazine Savoir FCSQ - Fédération des commissions scolaires du Québec

Juin 2014

Entrevue avec Yves Bolduc, ministre de l’Éducation

« Agir pour les élèves les plus démunis ! »
| Par Marie Blouin, conseillère en communications, FCSQ

yves-bolducC’est ainsi qu’Yves Bolduc, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science aimerait qu’on se souvienne de lui un jour, comme celui ayant le plus contribué à aider les élèves les plus démunis. C’est d’ailleurs sur cet aspect qu’il misera particulièrement durant son mandat au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), et ce, pour donner la meilleure des chances aux élèves les plus défavorisés dans la société.

Au moment de l’entrevue, il revenait du périple à vélo du Grand Défi Pierre Lavoie; il avait pédalé plus de 20 kilomètres. Comme quoi ce médecin de profession fait ce qu’il dit en appliquant les bons principes qu’il a souvent dû prodiguer à ses patients il n’y a pas si longtemps déjà.

L’éducation, c’est une cause qu’il affectionne particulièrement. Yves Bolduc est un homme authentique et doté d’une grande volonté d’améliorer le système d’éducation au Québec. Mais pour lui, la vraie réussite ne repose pas nécessairement sur la performance des élèves, mais plutôt sur l’effort qu’un élève fournit pour réussir ses études. « Un élève qui passe de 45 % à 65 % à ses examens mérite toute mon admiration. C’est tout un exploit ! » En fait, ce que M. Bolduc souhaite c’est de contribuer à ce que tous les élèves, où qu’ils soient et quel que soit leur potentiel, trouvent leur voie dans différents domaines. « Pour certains élèves, dit-il, ce sera dans la musique, pour d’autres ce sera une carrière scientifique ou devenir plombier ou camionneur. L’important c’est de trouver un sens à sa vie, une passion et d’aimer ce qu’on fait. »

Agir dans la continuité

En fait, le ministre de l’Éducation souhaite agir dans la continuité en collaboration avec les différents acteurs en éducation, les élus scolaires, les directeurs généraux, les directeurs d’école, les enseignants, etc. « Tous les gens que je rencontre en éducation dans les commissions scolaires et dans les écoles sont dévoués et compétents dans leur secteur respectif. J’aimerais les mettre à contribution pour qu’ensemble on améliore le système d’éducation au Québec. »

M. Bolduc ne souhaite pas revoir de fond en comble l’éducation pour la simple raison que son gouvernement vient de prendre le pouvoir. Il préfère plutôt miser sur les bons coups du gouvernement précédent pour faire avancer sa cause, l’éducation. Il cite en exemple l’étude du groupe d’experts Champoux-Lesage en éducation commandée par le gouvernement précédent. « C’est un bon rapport objectif et apolitique qui a été produit par le comité Champoux-Lesage. Il contient de bonnes idées pour mettre la table et poser des gestes importants en éducation. » Il souhaite également tenir compte des recommandations du rapport qui a émané du Sommet sur les universités l’an dernier.

Décentraliser davantage

Un autre défi qu’il aimerait aussi réaliser durant son mandat est celui de décentraliser davantage les actions gouvernementales en éducation. Pour M. Bolduc, les commissions scolaires sont des leaders de premier niveau en éducation dans les régions. Elles savent mieux que quiconque quoi faire pour aider les élèves et la population de leur territoire. Selon M. Bolduc, « Ce sont les gens sur le terrain qui connaissent le mieux la situation en éducation. Ils sont près des gens, de ceux qui habitent leur milieu et à qui ils rendent des services. Le mur à mur pour toutes les commissions scolaires c’est du passé dans ma philosophie. S’il y a un problème à régler, on le résoudra cas par cas, une commission scolaire à la fois. » Il souhaite se concentrer sur les élèves dans la classe. « Qu’est-ce qu’on peut faire de plus pour les élèves, pour leur faciliter le travail, leur fournir l’appui nécessaire en classe, les outils qu’il leur faut pour les stimuler à persévérer et à réussir? » Autant de questions qui préoccupent Yves Bolduc et qu’on entendra parler  assurément au cours de son mandat avec toute la rigueur qu’il impose aux gens qui l’entourent.

logo-inmOriginaire d’Alma, M. Bolduc est fier de ses racines. Il garde d’excellents souvenirs de cette jeunesse qu’il a passée en partie dans les camps de vacances et tout simplement à jouer dans la rue avec ses amis. Il était près des gens et il l’est toujours. De ses parents, restaurateurs, il a hérité de ce respect qu’il porte à toutes les personnes qu’il rencontre dans son quotidien, tant celui qui livre les fruits à l’épicerie que celui qui soigne un patient. Son héritage familial lui a bien servi pour aider les plus démunis. Il y parviendra très certainement en centrant tous ses efforts sur ce qu’il juge essentiel en éducation, l’élève.

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