Magazine Savoir FCSQ - Fédération des commissions scolaires du Québec

Mars 2013

En route vers les élections scolaires

| Par Josée Bouchard, présidente, FCSQ
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Josée Bouchard
Présidente
FCSQ

Comme le souhaitait la Fédération des commissions scolaires, le gouvernement a finalement adopté le décret confirmant la tenue d’élections scolaires le 2 novembre 2014. Nous devons nous réjouir de ce développement majeur dans le dossier de la démocratie scolaire qui était en suspens depuis trop longtemps. Maintenant que cette étape est franchie, il faut entamer le processus qui mènera à la valorisation et au renouvellement de cette démocratie. Cela passe par deux avenues, soit la reconnaissance du rôle des élus scolaires par la mise en place de conditions d’exercice équitables par rapport à celles des élus municipaux et le début des travaux pour la tenue d’élections scolaires et municipales simultanées en 2017. La ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport a réservé un accueil favorable à ces deux requêtes et nous allons nous assurer de leur suivi.

En vue de ces élections, les commissions scolaires pourront compter sur l’appui de la FCSQ, notamment lors du congrès 2013 qui, je vous le rappelle, se déroulera les 30 et 31 mai à Montréal sur le thème Élus scolaires, outillés pour l’avenir. Dans un contexte où la gouvernance scolaire est continuellement remise en question, il est primordial de se renouveler et de trouver ensemble, avec l’aide d’experts, des solutions afin d’accroître l’intérêt de la population pour les enjeux du système public d’éducation et d’augmenter le taux de participation aux prochaines élections scolaires. Je suis fière de souligner que le congrès sera aussi l’occasion de rendre hommage à des élus scolaires pour leur engagement lors d’un dîner-reconnaissance.

Plateforme pour une politique nationale en éducation publique

L’une des actions importantes de la FCSQ pour valoriser l’éducation publique est l’adoption d’une plateforme par le conseil général en vue de l’élaboration par le gouvernement d’une politique nationale en éducation publique. L’adoption de cette plateforme s’inscrit dans la foulée du Sommet sur l’éducation publique au Québec, qui a réuni plus de 800 participants issus du réseau scolaire et des milieux  municipal, syndical, socioéconomique et communautaire le printemps dernier, et qui s’est conclu par l’adoption d’une Déclaration en faveur de l’éducation publique. Nous poursuivons nos représentations auprès des autorités gouvernementales pour que le Québec amorce une réflexion devant nous conduire à l’adoption de cette politique.

Un réseau malmené

C’est dans cet esprit que la Fédération a donné un appui sans réserve à la Coalition priorité éducation, récemment mise en place par la Fédération des comités de parents du Québec. La Coalition regroupe une quarantaine de partenaires autour d’une pétition réclamant que l’éducation soit une véritable priorité nationale au Québec. On le constate avec les dernières compressions de 200 M$ imposées aux commissions scolaires, qui s’ajoutent à celles de 300 M$ des deux dernières années, l’éducation publique est malmenée au Québec. Encore une fois, on nous demande d’effectuer ces compressions sans diminuer les services aux élèves, alors qu’aucun organisme public ou parapublic ne peut se targuer d’avoir des frais administratifs aussi bas que les nôtres. De plus, on tente de nous faire porter l’odieux d’une hausse de taxe scolaire en effectuant la compression dans la péréquation. Une situation que j’ai eu l’occasion de dénoncer sur plusieurs tribunes déjà. Je continuerai d’ailleurs de le faire tant que le gouvernement n’acquiescera pas à notre demande de réunir la Table Québec-Commissions scolaires afin de négocier un nouveau pacte fiscal, comme les présidentes et présidents l’ont résolu à l’unanimité lors du conseil général de décembre. Cette table doit être convoquée avant l’application de toutes mesures de compression. Rappelons également l’iniquité de cette mesure qui ne s’applique pas aux écoles privées.

La démonstration du traitement inéquitable que subit notre réseau a aussi été faite avec éloquence je crois dans tout le débat entourant le financement et l’accessibilité à l’enseignement supérieur. Le réseau scolaire a complètement été évacué des discussions alors qu’il est le fondement même du système d’éducation et de la société que nous voulons bâtir. Je me suis donc fait un devoir de le rappeler lors du Sommet sur l’enseignement supérieur à la fin de février. J’y ai également fait un plaidoyer pour une politique nationale en éducation publique de la maternelle à l’université. Il faut que l’éducation publique occupe la place qui lui revient, soit la première dans les priorités gouvernementales.

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