Magazine Savoir FCSQ - Fédération des commissions scolaires du Québec

Juin 2012

Spécial Sommet sur l'éducation publique

Entrevue avec Gaston Rioux, président de la Fédération des comités de parents du Québec

| Par Marie Blouin, conseillère en communications, FCSQ

Marie Blouin Conseillère en communications FCSQ mblouin@fcsq.qc.ca

Marie Blouin
Conseillère en
communications
FCSQ

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« L’éducation coûte cher, mais l’ignorance coûte encore plus cher » – Gaston Rioux, président de la FCPQ

Même s’il était avec nous virtuellement au Sommet sur l’éducation publique, M. Gaston Rioux, président de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), a tenu à réaliser cette entrevue avec le Savoir pour nous faire part des défis à relever afin de contribuer à améliorer le système public d’éducation.

Représentant quelque 18 000 parents engagés dans les comités, M. Rioux est président de la FCPQ depuis 2011. C’est un homme engagé et positif lorsqu’il parle du système public d’éducation. Selon lui, des progrès importants ont été réalisés dans l’éducation publique au Québec. Il dénonce le discours destructeur des médias qui découragent les parents à envoyer leur enfant à l’école publique et démotive les gens des commissions scolaires à y travailler. « On dirait qu’ici, on a peur de montrer que ça fonctionne bien. Pourtant, l’éducation publique est comparable en termes de performance des élèves à ce qui se fait ailleurs dans le monde! »

Changer nos habitudes

Bien sûr, tout n’est pas parfait. M. Rioux croit que des efforts doivent être portés dans nos habitudes et nos façons de faire pour que le système public d’éducation progresse, et ce, dans l’intérêt de tous les élèves. En premier lieu, il estime que les communications, le véritable dialogue avec les parents, doivent être revues, améliorées pour qu’ils se sentent plus concernés dans l’éducation des enfants et qu’ils y participent davantage. Parmi les grands défis que le réseau public d’éducation doit relever, outre celui de la persévérance scolaire, il croit qu’on doit travailler sur le sentiment d’appartenance des parents à l’école. « Une étude réalisée par ÉCOBES il y a quelques années disait que l’enfant prend comme une preuve d’amour l’intérêt que son parent lui témoigne pour ses études. »

N’est-ce pas là, ajoute-t-il, une raison suffisante pour accroître des liens avec les parents? M. Rioux suggère d’aller davantage vers eux comme cela se fait dans certains milieux où c’est l’école qui va au village à la rencontre des parents, et non l’inverse, comme le veut la tradition. « Pour qu’ils s’intéressent à l’éducation de leurs enfants, il faut que les parents soient considérés comme des partenaires à part entière pour la richesse, la diversité des points de vue qu’ils apportent à l’école ou à la commission scolaire. »mere_enfant-portable

Il souhaite que les commissions scolaires et le milieu parental travaillent ensemble pour solutionner des problèmes autant que pour participer à la promotion des bons coups de l’école publique. « On doit renverser la vapeur du discours négatif qui sévit présentement. On ne construit rien en s’attaquant à des structures comme les commissions scolaires et en perdant de vue l’essentiel, la réussite de nos enfants. »

femme-lecture-jeune-filleL’école de ses rêves

L’école de rêve de M. Rioux c’est celle qui répond aux besoins de tous les enfants en proposant une diversité de modèles de formation, et ce, afin de tous les rejoindre. Son école de rêve, c’est aussi celle qui valorise la participation parentale. C’est celle où les élèves sont heureux et fiers de la fréquenter et où on s’y épanouit et où on a le goût d’y rester. Il estime toutefois que ce n’est pas en freinant son évolution par des compressions budgétaires de l’État qu’on y parviendra. De son côté, il fera tout en son pouvoir pour que les parents y contribuent pleinement et soient satisfaits des services rendus. Avec la détermination qui l’anime, nul doute qu’il y arrivera!

Des exemples de partenariat fructueux

• Inviter par Internet des parents à la récente rencontre nationale sur l’anglais intensif.
• Une rencontre statutaire mensuelle entre le président du comité de parents et le directeur général.
• Une rencontre régionale à l’extérieur des heures de bureau afin de favoriser la présence des parents qui travaillent.
• Un guide de bonnes pratiques pour une assemblée générale annuelle entre les directions d’école et parents.
• Une direction qui travaille de concert avec l’organisme de participation des parents (OPP) et les parents du conseil d’établissement afin que les parents disposent de toute l’information nécessaire aux rencontres prévues.
• Une séance de formation sur les rôles et les responsabilités du conseil d’établissement à laquelle participent la direction d’école, les enseignants et les parents.

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